Ronald CYRILLE aka « B.BIRD »

 

Jeune plasticien Guadeloupéen c’est au Campus Caribéens des Arts de la Martinique qu’il obtient en 2012 son DNSAP  (diplôme national supérieur en Arts plastiques) au grade de master II. Né d’une mère Dominiquaise et d’un père Guadeloupéen, il passa une grande partie de son enfance à la Dominique. Dès son jeune âge il fut imprégner par les paysages et le mode de vie des villageois, rythmer par le flux des eaux.

  Au cours de ces dernières années sa pratique d’atelier fut de plus en plus nourrit par son intérêt grandissant pour les arts de la rue tel que le Street art où il signe sous son alias B.Bird.

A la fois Lauréat, du « Prix Start » organisé par le Conseil général de la Guadeloupe,  et de la « Jam Session » jeune talent de la Martinique en 2012,  il n’a cesser de créer aussi bien dans la rue qu’en atelier.

Après sa première exposition solo en 2013, intitulée  « Contributions » en Guadeloupe, suivie de Bémols en Martinique la même année, Ronald multipliales collaborations artistiques ici et ailleurs. (La Guadeloupe, La Martinique, La Dominique, Antigua, Saint Martin, la Désirade, Aruba, Bagneux, Paris, Bretagne, Allemagne, à Vienne, New York, Manhattan, à la Barbade...

 

« Je développe un questionnement autour d’une mythologie personnelle, en écho avec notre société contemporaine à travers le créole, les légendes mais aussi les contes qui sont autant d’éléments qui nourrissent mon imaginaire ainsi que mon vocabulaire plastique.

Ce sont des métaphores plastiques qui parlent de l’homme à travers son animalité dont il ne peut pas faire le deuil. Il s’agit à la fois de ce qui me mine et qui m’anime, du local et de l’étrange, d’une singularité tendant vers quelques chose d’universelle, de quelque chose d’indéterminée mais très poétique.

Dans mes œuvres la violence de nos sociétés contemporaines côtoie mon héritage culturel lié à la Caraïbe, à l’Afrique, à l’Europe mais aussi à l’histoire de l’art occidentale souvent avec beaucoup d’humour et de dérision.

 

On peut souvent y voir des êtres hybrides, aux membres démesurés et à la mâchoire dentée entre sourire et grimace menaçant dans une narration assez libre et une figuration narrative. Certaines séries nous présentent un vrai bestiaire de la caraïbe et l’utilisation des couleurs saturées parfois pures en aplat nous renvoient incontestablement au travail de sérigraphie de Andy Warhol  dans un style plutôt Pop urbain.

 

R. Cyrille